Mon Grimoire Forum Index
 
 
 
Mon Grimoire Forum IndexFAQSearchRegisterLog in



 Bienvenue à tous 
Bienvenue à tous les nouveaux membres , cette option fera office de nouvelles du forum et par conséquent remis à  jour trés souvent pour un meilleur confort
Alchimie

 
Post new topic   Reply to topic    Mon Grimoire Forum Index -> les sciences occultes -> LA MAGIE -> l'Alchimie
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Assayhas
Administrateur

Offline

Joined: 15 Dec 2013
Posts: 30
Localisation: france
Masculin Cancer (21juin-23juil) 鼠 Rat
points: 77
pdp: 2.57
magie que vous utilisez: Alchimie, draconniqu
vos hobbies: lecture et écriture
don(s): pas sur encore
pourquoi etes vous ici ??: apprendre et aider s

PostPosted: Mon 16 Dec - 19:53 (2013)    Post subject: Alchimie Reply with quote

 ALCHIMIE


LA DOCTRINE SECRÈTE

Art ancien, surtout pratiqué au Moyen Âge, axé principalement sur la découverte d'une Substance qui transformerait les métaux les plus communs en or ou en argent, et sur la découverte de moyens permettant de prolonger la vie des hommes. Bien que ses buts et ses techniques fussent douteux et souvent illusoires, l'alchimie peut être considérée comme le précurseur de la chimie moderne.
Longtemps confondue avec l'occultisme, la magie ou la sorcellerie, les recherches récentes démontrent que l'alchimie est bien davantage que cela.


1 - ORIGINE

Au XIXe siècle, Marcelin Berthelot ne voyait encore dans les opérations alchimiques que des expériences un peu farfelues de chimistes amateurs visant à la synthèse de l'or.
Les historiens ont longtemps cru que l'alchimie était née en Égypte à l'époque hellénistique.
En fait, avant même qu'elle n'apparaisse à Alexandrie, l'alchimie se développait déjà en Chine et en Inde. Le but de ces différentes écoles était de découvrir des procédés pour obtenir de l'or à partir de métaux moins précieux.
En Chine, ce sont, selon Granet, les confréries de forgerons détenteurs depuis la préhistoire des secrets du plus prestigieux des arts magiques, qui furent à l'origine des conceptions alchimistes taoïstes.
En Inde, l'alchimie reste étroitement associée aux techniques du Yoga, notamment le Hatha-yoga tantrique.
Comme l'affirme Mircea Eliade, «C'est d'abord l'analogie évidente entre le yogin qui opère sur son propre corps et sa vie psychomentale d'une part, et l'alchimiste qui oeuvre sur les substances, d'autre part : l'un comme l'autre visent à purifier ces matières impures, à les perfectionner et, finalement à les transmuer en or.»
Mais l'Alchimie, science traditionnelle par excellence, n'est pas qu'une science physique.
«L'Alchimie comme le dit justement René Alleau (Encyclopedia universalis) ressemble à une science physico-chimique, mais elle est aussi et surtout une mystique expérimentale. Sa nature, est à la fois matérielle et spirituelle.»
A Rome, il semblerait que l'empereur Caligula eût mené des expériences pour fabriquer de l'or à partir d'orpiment, un sulfure d'arsenic, et que l'empereur Dioclétien eût donné l'ordre de brûler tous les travaux égyptiens concernant la chimie de l'or et de l'argent, afin d'arrêter de telles expériences.
Le concept fondamental de l'alchimie dérive de la doctrine aristotélicienne selon laquelle toute chose tend à atteindre la perfection. On considérait que tous les autres métaux étaient moins "parfaits" que l'or. Il était donc raisonnable de supposer que l'or était constitué à partir des autres métaux enfouis profondément sous terre, et qu'avec suffisamment de dextérité et d'assiduité un artisan pourrait reproduire cette synthèse dans son atelier. Les efforts dans ce sens étaient tout d'abord empiriques et pratiques.
Cependant, au IVe siècle apr. J.-C., l'astrologie, la magie et les rites devinrent prédominants.


2 - ALCHIMIE ARABE

Une école d'alchimie fleurit en Arabie de 750 à 1258. Le premier ouvrage connu issu de cette école est le Summa Perfectionis (Sommet de la perfection), attribué au scientifique et philosophe Geber (Abu 'Abd Allah Jâbir Ibn Hayyân al-Sufi), surnommé par ses contemporains "roi des Arabes et prince des philosophes". Cet ouvrage est le plus vieux livre sur la chimie à proprement parler. Il décrit toutes les connaissances et croyances de l'époque. Héritiers des connaissances antiques, les alchimistes arabes travaillaient avec l'or et le mercure, l'arsenic et le soufre, les sels et les acides. Ils utilisaient différents procédés tels que la distillation dans les alambics, la sublimation ou la cristallisation. Ils se familiarisèrent avec un grand nombre de composés chimiques, tels que le vitriol ou le borax. Ils croyaient que les métaux étaient des corps composés, constitués de mercure et de soufre en différentes proportions. Les alchimistes arabes découvrirent de nombreuses substances nouvelles et inventèrent de nombreux procédés chimiques.
C'est à l'émir égyptien Aydamur Jildaki, poète, guerrier et prophète, mort vers 1360, que l'on doit cette concise définition de l'alchimie : Elle est la science dont le but est d'arracher l'accident qui a perverti la matière en en faussant la pureté naturelle dont Allah l'avait dotée.
Aydamur fut l'une des personnalités les plus cultivées et les plus attachantes de son temps. Encore peu connu en Occident, le rayonnement de sa sagesse et la renommée de son pouvoir impressionna ses contemporains.
Pour le philosophe et médecin persan Rhazès (Muhammad ibn Zakarîya Râzi né vers 864 et mort en 932), l'alchimie devient plus matérialiste et nettement préchimique. Ses ouvrages divulguent la préparation du zinc, de l'acide sulfurique, de l'alun, des eaux-de-vie, et du sel.
C'est à Rhazès que l'on doit d'avoir pour la première fois dissocié «l'astronomie inférieure» ou terrestre et «l'astronomie supérieure» ou céleste, c'est-à-dire fait la différence entre l'astronomie et l'astrologie.


3 - ESSOR DE L'ALCHIMIE EUROPÉENNE

L'alchimie issue de l'Arabie se développa à travers l'Espagne et l'Europe. Les premiers travaux connus de l'alchimie européenne sont ceux de Roger Bacon et d'Albert le Grand. Tous deux croyaient en la possibilité de transmuter les métaux inférieurs en or. Cette idée excita l'imagination d'un grand nombre d'alchimistes au Moyen Âge qui croyaient que l'or était le métal parfait et que les métaux plus vils étaient imparfaits. Ils cherchèrent à fabriquer ou à découvrir une substance, la pierre philosophale, plus parfaite encore que l'or, et qui pouvait être utilisée pour amener les métaux de base jusqu'à la perfection de l'or.
D'après Roger Bacon, l'or dissous dans l'eau régale - mélange d'acide nitrique et d'acide chlorhydrique - est l'élixir de la vie. De même, Albert le Grand, saint Thomas d'Aquin, Raymond Lulle et le moine bénédictin Basile Valentin contribuèrent considérablement à l'essor de la chimie par le biais de l'alchimie. Ainsi, ils découvrirent les utilisations de l'antimoine, la fabrication des amalgames et isolèrent l'esprit de vin, ou éthanol.
Au XVIe siècle, Paracelse, Agricola et Bernard Palissy mirent l'accent sur les méthodes expérimentales. Il existe d'importants recueils de recettes et de techniques de cette époque, dont De la pirotechnia (la Pyrotechnique), écrit en 1540 par le métallurgiste italien Vannoccio Biringuccio, De re metallica (Des choses métalliques), publié en 1556 par Agricola, et Alchemia (1597), par Andreas Libavius, naturaliste et chimiste allemand.
D'après Paracelse, les corps composés sont constitués de sel, de soufre et de mercure, représentant respectivement la terre, l'air et l'eau. Il considérait le feu comme impondérable ou immatériel. Il croyait cependant à l'existence d'un élément inconnu commun à tous, duquel dérivaient les quatre éléments découverts par les Anciens. Cet élément, l'alkahest, serait la pierre philosophale, la médecine universelle, le solvant irrésistible.


4 - LA PIERRE PHILOSOPHALE

Caractéristiques de la pierre philosophale

Tous les textes traitant du sujet ne décrivent pas la pierre de la même façon. Voici cependant ceux qui coïncident le plus :
Fulcanelli : Les Demeures Philosophales
(paru en Octobre 1930 - Réédition J.J. Pauvert en 1960)
Ce texte rapporte que la pierre philosophale, qui fut trouvée dans le tombeau d'un évêque réputé extrêmement riche et que l'aventurier anglais Edouard Kelley dit Talbot avait acquise d'un aubergiste, vers 1585, était rouge et très lourde, mais sans odeur. Cependant, Bérigard de Pise dit qu'un homme habile lui donna un gros (3,82g) d'une poudre dont la couleur était semblable à celle du coquelicot, et qui dégageait l'odeur du sel marin calciné.
Helvétius vit la pierre, que lui montra un Adepte étranger, le 27 décembre 1666, sous la forme d'une métalline couleur de soufre. Ce produit, pulvérisé, provenait donc, comme le dit Khunrath, d'une masse rouge. Dans une transmutation faite par Sethon, en Juillet 1602, devant le docteur Jacob Zwinger, la poudre employée était, selon le rapport de Dienheim, "assez lourde, et d'une couleur qui paraissait jaune-citron". Un an plus tard, lors d'une seconde projection chez l'orfèvre Hans de Kempen, à Cologne, le 11 Août 1603, c'est d'une pierre rouge dont se sert le même artiste.
Le même texte rapporte que selon plusieurs témoins dignes de foi, la pierre, obtenue directement en poudre, pourrait affecter une coloration aussi vive que celle qui serait formée à l'état compact. Le fait est assez rare, mais il peut se produire et vaut d'être mentionné.
C'est ainsi qu'un Adepte italien qui en 1658, réalisa la transmutation devant le pasteur protestant Gros, chez l'orfèvre Bureau, de Genève, employait, au dire des assistants, une poudre rouge. Schmieder décrit la pierre que Bötticher tenait de Lascaris comme une substance ayant l'aspect d'un verre couleur rouge de feu. Pourtant, Lascaris avait remis à Domenico Manuel une poudre semblable au vermillon. Celle de Gustenhover était aussi très rouge. Quant à l'échantillon cédé par Lascaris à Dierbach, il fut examiné au microscope par le conseiller Dippel, et apparut composé d'une multitude de petits grains ou cristaux rouges ou orangés ; cette pierre avait une puissance égale à près de six cents fois l'unité.

Van Helmont

Jean Baptiste Van Helmont, racontant l'expérience qu'il fit en 1618 dans son laboratoire de Vilvorde, près de Bruxelles, écrit:
"J'ai vu et j'ai touché plus d'une fois la pierre philosophale; la couleur en était comme du safran en poudre, mais pesante et luisante comme du verre pulvérisé.  Ce produit, dont un quart de grain (13,25 mg) fournit huit onces d'or (244,72 g) manifestait une énergie considérable : environ 18 470 fois l'unité".
Ce qui importe surtout, c'est de retenir que la pierre philosophale s'offre à nous  dans ce texte sous la forme d'un corps cristallin, diaphane, rouge en masse, jaune après pulvérisation, lequel est dense et très fusible, quoique fixe à toute température, et dont les qualités propres le rendent incisif, ardent, pénétrant, irréductible et incalcinable. Ajoutons qu'il est soluble dans le verre en fusion, mais se volatilise instantanément lorsqu'on le projette sur un métal fondu.
La Parole délaissée

Bernard Comte de la Marche Trévisane (1618)  décrit la pierre d'une autre façon:

Soit donc la pierre rouge abreuvée de l'eau rouge, à fin que finalement tant par longue décoction ou cuisson, que par longues imbibitions, ou continuel abreuvement, elle soit faite rouge comme sang, hyacinthe, escarlatte, ou ruby; & luisante comme un charbon embrasé mis en lieu obscur; & finalement que notre pierre soit ornée d'un diadème rouge. (...) 
Je vous commande que vous ne mettiez pas toute l'eau ensemble, mais petit à petit, & cuisez doucement tant que l'oeuvre soit accomplie. Ainsi la pierre demeure rouge de vraye rougeur lumineuse, claire & vive, fondant comme cire; (...)
Commentaire

Ces deux textes sont donc d'accord pour dire que la pierre philosophale est un composé très dense, de couleur rouge rubis, liquide à l'état de grande pureté, et luminescent. Bien sûr nous ne saurons jamais s'il s'agit d'un camular ou de la réalité mais certains textes d'alchimistes décrivant la fusion froide laissent songeur.
Propriétés de transmutation

Cette partie est très compliquée car la fusion froide n'est pas facile à expliquer avec des mots simples.

Le texte ci-après est tiré de :
Alchimie - Spagyrie - Fusion douce (Apophis)

La manipulation des mots pour leur faire perdre leur sens initial relève de la perversité intellectuelle. Le terme alchimie n'y a pas échappé puisqu'il est utilisé à toute les sauces par les médias et des groupes d'intérêts, scientifiques et autoproclamés intellectuels, porte-parole de la pensée unique. Il s'avère pourtant possible de placer l'alchimie, fait historique, dans un cadre scientifique moderne, c'est-à-dire en fonction de notre connaissance de la matière et des méthodes employées pour son étude. Il faut avant tout réaliser l'identification des matières premières utilisées par les alchimistes dignes de foi de manière à travailler sur du concret et se démarquer des farfelus. En effet, supposant l'alchimie science d'un phénomène naturel, nous constatons que bien avant les découvertes concernant la série des éléments chimiques (classement des éléments chimiques selon le numéro atomique Z), les alchimistes n'utilisaient que la relation mercure (Z = 80) or (Z = 79) pour tester les qualités de la Pierre Philosophale.

Voyons quelques exemples :
Donc, la première fois que je fis la projection, ce fut sur du Mercure dont j'en convertis une demi-livre environ en pur argent, meilleur que celui de la minière, comme j'ai essayé et fait essayer plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier, un Lundi, environ midi, en ma maison, présente Perrenelle seule, l'an de la restitution de l'humain lignage mille trois cent quatre vingt deux.

Nicolas Flamel : Le livre des figures hiéroglyphiques
Flamel opère avec la Pierre au Blanc. A partir du Mercure il produit de l'argent métal qui est en fait le Platine (Z= 7
.
Valmont de Bomparenous dit du platine:

La platine (sic) n'a été connue en Europe qu'en 1741; elle fut apportée de la Jamaïque à Londres par Charles Wood, métallurgiste Anglais : elle n'est devenue l'objet de l'attention des chimistes que depuis 1748 (...) 
La valeur de la platine (sic) était, il y a quelques années, au-dessous du prix de l'argent, parce qu'il s'en trouvait beaucoup de répandue dans toute l'Europe ; mais elle a beaucoup augmenté.
Cette citation nous montre qu'il faut attendre plusieurs siècles avant que le platine devienne aussi cher que l'argent.
Flamel réussit à produire la pierre rouge.

Et puis après, en suivant toujours de mot à mot mon livre, je la fis avec la pierre rouge sur semblable qualité de Mercure, en présence encore de Pernelle seule, en la même maison, le vingt cinquième jour d'Avril suivant de la même année, sur les cinq heures du soir, que je transmuai véritablement en quasi autant d'or pur, meilleur très certainement que l'or commun, plus doux et plus ployable. 
Nicolas Flamel : Le livre des figures hiéroglyphiques

Flamel a utilisé la Pierre au Rouge. A partir du Mercure, il produit de l'or! Remarquons qu'il lui a fallu trois mois pour transformer la Pierre au Blanc en Pierre au Rouge, ce qui se fait par une cuisson uniforme du mélange. Voici ce quécrivit Flamel dans une lettre à son neveu: 
 
Adonc si tu prends désir de faire moult d'or, cher neveu, ce que ne faudrait pourtant mie, pour ce que peut en advenir incongruité dommageable, mets mille onces de vif argent en grand chaudron de fer à feu fort, et quand sera chaud que fumera, aie une once de poudre cramoisie de la quatrième imbibition, inclus icelle en cire comme boulette, jette icelle sur ledit vif argent fumant et icelui sera arrêté soudain : Vigore le feu et lors sera mué, partie en masse et partie en poudre d'or jaune que fuseras en creuset et feras masse ou lingots et auras de tout icelui mercure à l'environ de 997 onces d'or pur au dernier point de fin. 
(Nicolas Flamel : Le Bréviaire - 1414)
Notons aussi qu'il opère à partir du mercure et que le rendement est remarquable, ce qui s'explique par le type de réactions nucléaires et les pertes en mercure. 
Un point anodin qui n'en présente pas moins une très grande importance est le fait d'enrober la pierre dans la cire. L'explication proposée est qu'étant donné la densité de la pierre 
(autour de 20) et sa très forte réactivité en contact avec du mercure bouillant, il faut lui permettre de s'enfoncer au sein du mercure avant de réagir. Certains l'enveloppent dans du papier.

Voici par exemple les expériences d'un autre alchimiste connu Cyliani:

Ayant fini mon oeuvre, je pris 100 grammes de mercure distillé et les mis dans un creuset. Aussitôt qu'ils commencèrent à fumer, je jetai dessus 1 gramme de mon soufre transmutatoire, il devint en huile au-dessus du mercure et je vis ce dernier qui se figeait successivement de plus en plus. Alors j'augmentai mon feu et le fis sur la fin plus fort en le continuant, jusqu'à ce que mon mercure fut parfaitement fixé, ce qui dura environ une heure. L'ayant coulé dans une petite lingotière, je l'éprouvai et le trouvai meilleur que celui de la minière.
(Cyliani: Hermès dévoilé - 1832)

Cyliani opère avec la Pierre  Rouge qu'il nomme "soufre transmutatoire". Il n'utilise pas de cire compte tenu du faible volume de mercure et de la quantité importante de pierre rouge. Fait curieux chez cet auteur énigmatique, chimiste de formation, il ne précise pas qu'il a effectivement transmuté le mercure en or.

Je pris un verre de montre et mis dedans une petite quantité de mercure courant du commerce qui avait été distillé, qui était pur et que je venais d'acheter. Je mis dessus, non de mon soufre transmutatoire à l'état de poudre, mais à l'état d'huile, dans la proportion d'une partie sur cent, et remuai mon verre de manière à donner à l'huile un mouvement circulaire. Nous vîmes avec joie le mercure offrir un phénomène bien curieux et se coaguler avec la couleur du plus bel or ; je n'avais plus qu'à le fondre dans un creuset et le couler ; je fis ainsi la transmutation à froid au grand étonnement de ma femme. 
(Cyliani: Hermès dévoilé- 1832)
Tout comme précédemment Cyliani n'utilise pas de cire ou de papier. La réaction de la pierre sous forme d'huile justifie cette appellation de teinture. Le produit réagit nucléairement avec l'or de manière douce. Le mouvement donné au verre de montre permet d'activer la réaction : il s'agit en premier lieu d'une réaction de destruction de l'environnement chimique stabilisateur de l'élément actif de la pierre. Ensuite c'est la désintégration nucléaire de la pierre qui provoque la transmutation du mercure en or.

Je remarquai aussi que dans cette fixation de vif-argent, et dans toutes les autres que nous avons faites depuis, le mercure n'a jamais fait de bruit ou détonnement que le Gentilhomme Guyanais, je veux dire Zachaire, et quelques autres philosophes ont dit qu'il faisait en se fixant ; mais qu'aussitôt que la poudre s'est mêlée avec lui, il demeure très paisiblement dans son élément. Il faut observer que la fixation qu'il a plusieurs fois fait en ma présence, de mercure en argent, se faisait en ¼ heure, et que la poudre dont il se servait était blanche ; mais que pour celle de l'or, il fallait deux heures, et que le feu fut très fort ; ce qui n'était pas nécessaire pour l'argent. 
L'argent qui provenait de la fixation du mercure était plus pondéreux que l'argent ordinaire, et que l'eau forte n'y faisait aucune impression, ou tout du moins fort peu, mais elle n'y faisait rien du tout quand il y avait un peu plus de poudre qu'il n'en était besoin. 
... ½ grain de poudre rouge enveloppé dans un morceau de cire proportionné à la quantité de poudre; en former une boule puis la jeter dans le creuset chaud contenant 2 onces de mercure ; après deux heures de feu, retirer le creuset, au lieu de mercure on y trouve de l'or en même quantité. Le pouvoir de la Pierre est de 1/4000. 
(Crosset de la Haumerie: Le livre très caché de la Philosophie des Anciens- 1832)
En 1983 un exemplaire de cet ouvrage se trouvait à Beaubourg, mais il a été volé, tout comme l'ouvrage de physique nucléaire intitulé "Criticallity"

Cette description des caractéristiques de la transmutation du mercure corrobore et complète les autres citations. Il faut remarquer la caractéristique chimique de l'argent créé qui l'identifie avec le platine, ce qui est beaucoup plus conforme du point de vue réaction nucléaire à la logique naturelle. Or il semblerait que l'or et l'argent produits aient des propriétés supérieures à celles de l'or et l'argent ordinaire:

Jetez donc de l'élixir un poids sur cent parties de mercure lavé et ce sera lune pure meilleure que de minière et aussi si vous faites projection. Un poids sur cent de corps imparfait il les transforme en vraie lune.
(Nicolas Flamel : Le livre des Laveures - 1414)
Dans ce cas précis, Flamel nous parle des caractéristiques de l'élixir au blanc. Puisque nous partons du mercure, la lune produite est nécessairement le platine si nous nous référons à Crosset de la Haumerie : caractéristique chimique de l'argent produit. Quand il s'agit d'opérer la transmutation à partir d'un corps imparfait : étain, cuivre, fer, plomb (métaux reconnus au moyen-âge), ils se transforment en une très vraie lune. La nuance est forte par rapport à lune pure meilleure que de minière et il faudrait comprendre que la transmutation produit de l'argent ; ceci est acceptable dans le cas de l'étain si l'on se réfère au témoignage de Arthur Dee cité plus haut, pour le plomb il faudrait admettre une fission du noyau et donc un rendement non quantitatif, pour le fer et le cuivre il faudrait supposer des absorptions de neutrons-protons conduisant par désexcitation à de l'or. De telles possibilités même si elles semblent peu probables ne sont pas à exclure au vu des observations effectuées dans le cadre d'études sur la fusion froide. Par ailleurs, il faut citer Fulcanelli qui lui-même citant le "Cosmopolite", nous dit que les rendements de production d'argent ou d'or varient fortement selon la nature du métal employé. Voyons maintenant ce qui nous dit Flamel au sujet de l'élixir au rouge:
Jetez donc un poids d'élixir sur mille parties de lune ou de mercure lavé. Et ce sera soleil très vrai en toute examination moult meilleur que celui qui vient des minières. 
Car l'or et l'argent faits par le dessudit elixir passe l'or et l'argent de ladite minière en toutes propriétés. Et pour ce disent les Philosophes que leur or et argent ne sont pas or et argent vulgals, car il leur est ajouté une grande adjonction de teinture.
(Nicolas Flamel : Le livre des Laveures - 1414)
Cette citation est quelque énigmatique en raison de l'utilisation des noms de lune, soleil, argent et or. En associant la précédente citation, c'est à dire en identifiant la lune de départ avec le platine, nous transmutons le platine en or au moyen de l'élixir rouge, ce qui est une réaction nucléaire connue.
Il est aussi à noter que de nombreuses personnes prétendent que Flamel n'était pas alchimiste. Bien que ses textes tendent à nous prouver le contraire.
Les Alchimistes du XXe siècle

La physique nucléaire moderne parvenant contre toute attente à décomposer tous les corps que l'on croyait simples a ridiculisé les théories enseignées par les universités occidentales jusqu'au début du XXe siècle.
La réalisation expérimentale de la transmutation du mercure en or par Ernest Rutherford a démontré la justesse des travaux d'approche des alchimistes et que leur prétention était loin d'être une chimère !
Par bombardement d'un noyau atomique donné au moyen d'un autre noyau, les physiciens peuvent aujourd'hui, en ajoutant ou retirant un nucléon d'un élément en changer la nature.
Aussi, Jean Perrin l'un de nos plus prestigieux hommes de science n'a-t-il pas hésité à reconnaître dans les anciens alchimistes «les précurseurs géniaux des magiciens modernes de l'atome.»
source : livre ALCHIMIE auteur KALICEM






L'Alchimie
   



Le Grand Oeuvre de l'Harmonie Universelle.


L'époque et le lieu de naissance exacts de l'alchimie son inconnus. La thèse la plus généralement admise est que les germes en furent semés au 1er siècle à Alexandrie, grand centre de culture hellénistique, et qu'un ensemble de théories diffuses s'y enrichit au cours des siècles de concepts empruntés à la culture de l'Égypte Antique et au Mysticisme Oriental.
Les savants Arabes contribuèrent considérablement à son développement et le nom même de cet Art est d'origine Arabe: Alkymia.
C'est au Moyen Âge, en Europe, que l'Alchimie atteignit son pinacle. Dès lors, les découvertes Scientifiques, et notamment Physico-Chimiques, ne cessèrent de conforter ses postulats sur l'existence d'un jeu de Forces Occultes et solidaires commandant la totalité des Phénomènes Naturels, Astres, Climat, Santé, Destin et Spiritualité.

L'influence de l'Alchimie ne cessa de s'étendre au cours des siècles, même ceux qui semblaient gouvernés par le Positivisme Scientifique, sur les Savants, les Philosophes, les Artistes.
Elle est perceptible jusqu'au XXe siècle. Les spécualtions et les recherches de Newton en Astronomie et en optique furent directement inspirées par l'Alchimie, car l'illustre savant était un Alchimiste fervent, et l'ont pense que les Étrangetés de son caractère à la fin de sa vie furent causées par les émanations Toxiques du Mercure qu'il chauffait dans son "Fourneau" ou Athanore.

La notion la plus courante de l'Alchimie est aussi la plus Fausse: cet Art ne s'occupe nullement de Transmuter le Plomb en Or, comme quelques charlatans, tel Cagliostro au XVIIIe siècle, tentèrent de la faire accroire aux naïfs, Monarques compris.
La mythique Pierre Philosophale, créée dans le Vent, nourrie par la Terre-Mère, purifiée par l'Eau et sublimée par le Feu est un Symbole de l'Union des quatre Éléments.
 L'Or Philosophal n'est pas plus le Métal des joailliers que le Mercure n'est le Mercure des thermomètres: c'est l'état de la Conscience produit par la lente Purification de la Matière vile de la Créature, le "Plomb", et voué à Transmuter tout ce qu'il touche.
La production de cet Or constitue l'objet du Grand Œuvre de l'Alchimiste.
Quant au Mercure, c'est la Mystérieuse substance dont on extrait l'Esprit matériel, qui s'envole sous la forme d'une colombe et se pose Vingt-Sept fois.

Qualifiée de "Mère de la Chimie" comme l'Astrologie l'est de l'Astronomie, la doctrine Alchimique est essentiellement mystique: c'est une recherche de la Connaissance des actions d'un élément sur un autre, dont le terrain de prédilection est évidemment la Chimie.
Cependant, ce n'est pas une Science de patience, comme l'enseigne la Taoïsme, ni une Mystique de la nature: Bien au Contraire, elle est Prométhéenne, car pour l'Initié, qui participe du Génie Divin, elle consiste à imprimer son Génie propre à la Matière et à lui imposer sa volonté.
La Connaissance, stade Préliminaire de l'Initiation Alchimique, doit conduire à l'Action.

Les ambitions de ;'Alchimie sont donc une récréation du monde. Mais cela ne doit pas s'entendre au sel sens Matériel car, au stade Supérieur, l'Alchimie est la science de l'Homme Parfait dont l'accord avec les Forces Invisibles se situe Au-Delà de la morale. Elle est aussi une quête du Divin par-delà les Religions; en ce sens, elle s'apparente étroitement à la Gnose, à la Kabbale, mais aussi à laMaçonnerie et aux Rose-Croix.

C'est la discipline Ésotérique par excellence: Elle créa un langage Symbolique et des Emblèmes, déchiffrables par les seuls Initiés.

" Je puis t'assurer, prévenait le Livre d'Artéphius, que celui qui voudra entreprendre le Déchiffrage littéral de ce que les Philosophes Hermétiques ont écrit se perdra dans les Méandres d'un Labyrinthe dont il ne trouvera Jamais l'issue.

L'Alchimie fit un usage extensif de l'imagerie "Explicative", dans laquelle réside une Vaste part de son Enseignement.
Ces images étaient considérées en elles-mêmes comme actives, ce qui rattache aussi l'Alchimie à la Magie et à la Sorcellerie.
Considérée comme source des Arts de l'Interprétation, c'est-à-dire de l'Herméneutique, soit encore de la Clef, son amoncellement de Symboles n'appartient plus qu'à l'Histoire; l'Astrologie, par exemple, qui fut l'une de ses références, ne comportait que Sept Planètes, Uranus et Pluton n'ayant été découvertes que bien plus tard.
Elle suscita également des "Confréries Invisibles" fluctuant au cours du Temps.

L'Esprit même de l'Alchimie demeure cependant, sous la forme d'une volonté de Savoir et de Puissance Absolus, Métaphysiques. 

_________________
le poid du savoir illumine quand l'ignorance est une épine

Moi


Back to top
Publicité






PostPosted: Mon 16 Dec - 19:53 (2013)    Post subject: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    Mon Grimoire Forum Index -> les sciences occultes -> LA MAGIE -> l'Alchimie All times are GMT + 1 Hour
Page 1 of 1

 
Jump to:  

Index | Administration Panel | Free forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group